Les impacts de la crise économique américaine sur les entreprises
La situation économique américaine et la volatilité des marchés mondiaux ont incité l’Association des industriels d’Anjou à organiser, en collaboration avec la direction de l’Aménagement urbain, du Génie et des Services aux entreprises d’Anjou et le Centre local de développement d’Anjou, une rencontre spéciale visant à connaître les impacts actuels ou potentiels de cette crise au sein des entreprises angevines.
C’est en présence du maire monsieur Luis Miranda et de la conseillère d’arrondissement et présidente du CLD d’Anjou madame Michèle Zammit, que s’est tenue cette activité. Les représentants des organismes gouvernementaux et des institutions financières de la communauté d’affaires d’Anjou, ont répondu en grand nombre à l’invitation, afin de connaître les impacts de cette conjoncture économique pour les entreprises.
En début de rencontre, monsieur Martin Lefebvre, économiste principal à la Fédération des caisses Desjardins du Québec, a présenté la situation économique américaine, ses impacts actuels et potentiels sur l’économie canadienne et ses effets sur les entreprises québécoises.
Par la suite, monsieur Paul Corriveau, président de Gestion stratégique Paul J. Corriveau, a invité les entreprises participantes à se prononcer sur les impacts actuels et potentiels, de cette crise, sur leur entreprise. Lors de ces échanges avec les participants de nombreux constats et questionnements sont ressortis.
Les entreprises constatent qu’il y a un resserrement du crédit, de la part des institutions financières, qu’elles doivent réduire leur taux d’endettement et gérer leurs inventaires de façon très serrée (juste-à-temps). Elles concentrent leurs efforts sur leurs clients rentables, ce qui a un impact sur le chiffre d’affaires. La baisse des inventaires représente un risque logistique important et les clients veulent leur biens livrés juste-à-temps.
La concurrence des pays émergeants oblige une entreprise à considérer, lors de sa réflexion stratégique, la possibilité de déménager sa production vers ces marchés. On signale cependant que les coûts de transport poussent certaines entreprises à rapatrier leur production au pays. Concernant la concurrence chinoise, un autre intervenant enchaîne «Les entreprises qui ont réussi face à la Chine ont implanté le programme FAIM : Fabrication, Approvisionnement, Innovation et Marketing.»
On questionne également les différents paliers gouvernementaux, à savoir que font-ils, pour anticiper les effets de la crise américaine sur l’économie québécoise, pour être proactifs et pour orienter les entreprises dans cette conjoncture économique précaire.
On ajoute que certains programmes d’aide requièrent de compléter une paperasse volumineuse et complexe, ce qui a pour effet de décourager les entrepreneurs à demander de l’aide. On souligne qu’il y aurait lieu d’alléger la paperasse administrative, notamment à la CSST, de simplifier l’accessibilité aux programmes d’aide et de réduire le fardeau fiscal des entreprises. En période difficile, les entrepreneurs n’ont pas d’énergie à consacrer pour chercher de l’aide qui, bien souvent, ne répond pas aux besoins urgents. «On éteint des feux et ensuite on regarde ce qui peut nous venir en aide» affirme un participant.
Les intervenants gouvernementaux informent l’auditoire qu’il existe de nombreux programmes d’aide, pour lesquels il n’y a pas beaucoup de demande et qui requièrent peu de paperasse. Il y aurait lieu de mieux faire connaître les aides techniques et financières des différents paliers de gouvernement. D’ailleurs, l’Association tiendra une activité sur les aides gouvernementales le
28 octobre prochain.
La synergie entre les participants, qui était palpable lors de cette rencontre, laisse entrevoir une volonté ferme de tous les intervenants d’agir avec et pour les entreprises angevines, d’améliorer leur communication afin de bien faire connaître leurs produits et services et d’être à l’écoute des besoins des entreprises. Cette initiative de l’Association des industriels d’Anjou représente la base d’une réflexion et d’une plus grande cohésion, en vue d’établir un plan concerté de soutien aux entreprises. Il faut faire en sorte que les interventions donnent des résultats pour véritablement réaliser notre mission.