«C'est inacceptable que l'on revienne à une table à dessin», Lyn Thériault



Retour à la table à dessin pour le projet de modernisation de la rue Notre-Dame.
 (Photo : archives)

Retour à la table à dessin pour le projet de modernisation de la rue Notre-Dame. (Photo : archives)

Publié le 2 Mars 2009
Publié le 8 Juillet 2010
Steve Caron RSS Feed

Projet de modernisation de la rue Notre-Dame

La décision du ministère des Transports de retravailler le projet de modernisation de la rue Notre-Dame laisse bouche bée la mairesse de l'arrondissement, Lyn Thériault.

Sujets :
Ville de Montréal , Rue Notre-Dame , Secteur Souligny , Québec

« C'est triste, avoue-t-elle, après avoir digéré la nouvelle. C'est un recul monumental et tout à fait inacceptable. Je suis d'accord pour que l'on examine les coûts, mais il y a plusieurs aspects du projet qui sont non négociables, dont la sécurité des gens et l'aménagement des parcs. »

Ce qui choque particulièrement la mairesse, c'est que tout doit être mis en veilleuse alors que des travaux sont débutés dans le secteur Souligny et que le respect des échéanciers pourrait être compromis. Le projet est dans l'air depuis tant d'années : le repousser une fois de plus équivaudrait à se moquer des gens qui attendent impatiemment sa réalisation.

Ce qui est tout aussi troublant, selon Mme Thériault, c'est le manque de planification financière. Avec toutes les annonces qui ont été faites dans ce dossier, elle ne croit pas que rien n'a été prévu pour les contingences et les imprévus.

Lors de la dernière conférence de presse sur le sujet, en 2007, au marché Bonsecours, la ministre Julie Boulet et le maire Gérald Tremblay affirmaient pourtant tout le contraire. À ce moment, le projet était bien en selle et tout avait été planifié, disait-on. Conscient des nombreuses annonces dans ce dossier, on avait souligné à plusieurs reprises lors de la conférence que cette fois était la bonne.

On expliquait alors que l'ensemble des travaux s'échelonnerait sur une période de six ans ; que le budget était de 750 M$, dont 625 M$ proviendraient du gouvernement du Québec et 125 M$ de la Ville de Montréal. Une somme représentant 25 % du budget avait été prévue pour faire face aux dépassements des coûts. « Tout cela est dommage. Le comité de suivi venait à peine d'être approuvé par le ministère et là, tout est sur la glace », de conclure Mme Thériault.

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